Comment vaincre la boulimie et l’hyperphagie? Les solutions

AVERTISSEMENT: Les informations sur ce site n'ont pas pour but de prescrire la médecine. Ce site ne cherche ni à guérir, ni à soigner, ni à traiter, mais uniquement à présenter les solutions alternatives qui favorisent votre bien-être. Consultez donc obligatoirement votre médecin en matière de santé.



La consommation de nourriture est un besoin vital chez l’être humain. Les aliments nous apportent en effet de l’énergie, contribuent à notre bien-être et aident notre corps à se défendre contre certains organismes nuisibles. Cependant, l’addiction à la nourriture se traduisant par une surconsommation d’aliments devient néfaste pour notre santé. Découvrez dans cet article ce qu’est l’hyperphagie, un trouble alimentaire encore trop peu connu du public, et pourtant très dangereux pour notre organisme.

Comment vaincre la boulimie et l'hyperphagie? Les solutions

Comprendre l’hyperphagie et la boulimie

Les personnes qui entretiennent une relation malsaine avec la nourriture sont atteintes d’un trouble du comportement alimentaire (TCA). Parmi les plus connus, on peut citer l’anorexie et la boulimie. Ces deux troubles se manifestent différemment. Un individu souffrant d’anorexie ne veut, sous aucun prétexte, prendre du poids. Cependant, une personne atteinte de boulimie mange en excès. Ensuite, elle culpabilise et tente de régler le problème en régurgitant les aliments ingérés. Au même titre que la boulimie, l’hyperphagie se manifeste par une surconsommation d’aliments, sans pour autant vouloir éliminer l’excès de nourriture par la suite.

L’hyperphagie, également appelée hyperphagie boulimique, est un trouble du comportement alimentaire. Il s’agit d’une sensation de faim excessive et incontrôlable se traduisant par des habitudes et des comportements envahissants vis-à-vis de la nourriture. Généralement imperceptible, l’hyperphagie ne se remarque pas physiquement chez la personne. Le sujet vit sa maladie en cachette et subit les différentes crises engendrées par cette addiction en s’isolant. La personne atteinte d’une hyperphagie ne ressent plus la faim, et mange sans aucune modération. De plus, elle éprouve des difficultés à être rassasiée.

Le sujet entretient un comportement différent par rapport aux gens normaux, face à la nourriture. Pendant une courte durée, il ingurgite une énorme quantité d’aliments, à une vitesse rapide, et ne se sent point rassasié. À l’instar d’une personne boulimique, il ressent un sentiment de honte et de culpabilité, sans pour autant vouloir recracher les aliments ingérés. Ce trouble alimentaire a le même degré de gravité que la toxicomanie. Les victimes ne peuvent pas s’arrêter de manger une fois qu’elles ont commencé. Impuissantes face à leur addiction, elles ne peuvent plus contrôler leur dépendance.

Les symptômes de l’hyperphagie boulimique

Lors des fêtes ou de certaines occasions exceptionnelles, la consommation excessive d’aliments est justifiée. Manger pour se faire plaisir, pour se consoler d’un chagrin passager ou pour passer le temps n’a également rien d’inquiétant. Cependant, certains facteurs ne trompent pas et peuvent être considérés comme des signes d’hyperphagie. Voici quelques symptômes de la maladie qu’il faut absolument prendre en compte :

• Consommation d’une grande quantité d’aliments sans avoir faim ;

• Aucun sentiment de satiété ressenti jusqu’à la perception d’une douleur au ventre, et plus précisément dans l’estomac ;

• Sentiment de culpabilité, suivi de honte après avoir mangé ;

• Forte dépendance à la nourriture ;

• Isolation et consommation d’aliments en cachette ;

• Attitude et consommation normales devant les autres ;

• Forte envie de grignoter pendant la journée.

Le diagnostic (uniquement par un professionnel de santé)

Diagnostiquer l’hyperphagie semble difficile, même pour les experts de l’alimentation. Seul un psychologue est en mesure d’identifier le trouble. Cependant, on ne peut parler d’hyperphagie que lorsqu’au moins 3 des symptômes cités ci- dessus se produisent à un rythme de 2 fois par semaine, sur une période de 6 mois. La plupart du temps, l’hyperphagie est difficile à identifier. En effet, le sujet vit son addiction en secret et ressent une crainte de partager le trouble à un spécialiste. De ce fait, la réalisation d’un diagnostic s’avère complexe. Pour pouvoir identifier la maladie, le sujet doit parler ouvertement à ses proches et recourir aux services d’un expert pour diagnostiquer le trouble et entamer le traitement si nécessaire.

Il est toutefois possible de classifier la gravité de la maladie selon la fréquence des crises hyperphagiques :

– Trouble léger : 1 à 3 crises par semaine ;

– Trouble moyen : 4 à 7 crises par semaine ;

– Trouble grave : 8 à 13 crises par semaine ;

– Trouble extrême : 14 crises ou plus par semaine.

Les causes de la boulimie

Les causes de l’hyperphagie peuvent varier en fonction de la personne concernée. En réalité, les victimes de ce trouble sont inconscientes de leur addiction aux aliments. L’hyperphagie provient généralement d’un trouble psychique dû au stress, à la dépression ou au vécu de la personne. Il est possible de classer les causes en 4 catégories :

Origine psychologique

De manière générale, la personne ressent un stress dû aux pressions de la vie quotidienne. Outre les adultes, les adolescents sont également enclins à l’hyperphagie, suite à un examen ou une épreuve difficile dans leur vie. Les femmes sont aussi particulièrement concernées par ce trouble, notamment à cause d’une rupture ou d’une dépression amoureuse. Afin d’oublier leurs problèmes, ces personnes se réfugient généralement dans la nourriture. Pourtant, cette attache à la nourriture peut vite se transformer en maladie, car le sujet sera enclin à la suralimentation. Le manque d’assurance et la mauvaise estime de soi comptent aussi parmi les causes de l’hyperphagie. La personne n’aime pas sa personnalité, et se sent mal dans sa peau. Par conséquent, elle ne pense plus à son bien-être puisqu’elle est persuadée qu’elle n’a aucune valeur, d’où le début de son obsession pour la nourriture.

Régimes amincissants très stricts et sur le long terme

Certains hommes ou femmes ont un complexe vis-à-vis de leur corps. Pour la plupart des femmes, être mince est devenu une obsession. Ainsi, elles se mettent au régime en forçant leur organisme à suivre une alimentation draconienne. Elles n’hésitent pas à se lancer dans une grève de la faim si nécessaire. Malheureusement, lorsqu’on prive le cerveau, il réagit excessivement en devenant obsédé et souhaite assouvir son désir en faisant ce qui est interdit. L’obsession pour la nourriture devient inévitable, et les personnes suivant ce genre de régime strict n’arrivent plus à contrôler leur corps. Quand le cerveau refuse d’obéir après avoir souffert d’un long régime, la personne n’a plus aucun contrôle sur son alimentation. Après cette crise, il est de plus en plus difficile de se contrôler, d’où la prise de poids. Le régime n’aura alors servi qu’à accumuler le désir de vouloir manger. La personne prend du poids, et se sent comme inutile en étant incapable de tenir un régime. Le manque de confiance en soi ressurgit, et se réfugier dans la nourriture devient alors la seule échappatoire.

Grossesse

L’hyperphagie peut débuter par des crises passagères. Chez une femme enceinte par exemple, les changements hormonaux peuvent la pousser à manger différents types d’aliments sucrés comme le chocolat, les biscuits ou les bonbons. Ces petits délices sont une vraie tentation pour une femme enceinte. Le plus souvent, le grignotage est fortement déconseillé chez la femme enceinte, car en mangeant en dehors des heures de repas, elle risque de prendre du poids. Ces crises sont dites passagères si elles ne se produisent que pendant la grossesse. Cependant, la situation est signalée comme grave dans la mesure où l’obsession pour les aliments se poursuit. En effet, après une certaine période d’abstinence, notre cerveau refuse d’obéir et manger redevient une priorité, voire une obsession.

Origine génétique ou médicamenteuse

Certaines recherches ont démontré la possibilité d’une modification génétique comme source de l’absence des signaux de satiété. En temps normal, une personne ordinaire devrait se sentir rassasiée après avoir mangé. Toutefois, quand le fait de s’être rempli l’estomac n’apporte aucune satisfaction, la personne continue de manger sans modération. D’autre part, la prise de médicaments, notamment les neuroleptiques, peut être à l’origine de l’hyperphagie. À la base, ces médicaments traitent les troubles tels que le stress ou la dépression. Cependant, l’hyperphagie peut constituer un effet secondaire du traitement.

Quels sont les facteurs de risque ?

Les statistiques montrent que 3,5 % de femmes et 2 % des hommes sont touchés par l’hyperphagie. Cette maladie se développe beaucoup plus chez les adultes, mais peut aussi se présenter chez les jeunes et les adolescents. Parmi les facteurs de risque, on peut noter le fait de :

• avoir peu de temps pour l’entretien d’une vie sociale ;

• viser le perfectionnisme pour mieux se faire accepter par son entourage ;

• vouloir faire plaisir aux parents très conservateurs ou sévères ;

• être stressé en permanence.

Le trouble alimentaire est très présent chez :

• Les personnes emprisonnées dans un état dépressif ;

• Les individus sujets à l’anxiété et au stress ;

• Les obsédées du régime strict ;

• Les personnes impulsives dans les relations affectives ;

• Les victimes de perturbations psychiques et psychologiques.

Quelles sont les conséquences de manger pour se remplir ?

L’hyperphagie met la vie de la personne en danger. La prise de poids entraine en effet d’importantes répercussions sur la personne concernée. À force de manger de manière excessive, la personne surpasse largement le poids normal, et devient obèse. Par conséquent, elle développe différentes maladies telles que le diabète, le cholestérol, l’hypertension artérielle, les problèmes cardiaques et les risques d’AVC, les problèmes au niveau des os et des articulations, etc. Ces maladies sont suivies de troubles d’ordre psychologique, à l’instar de l’isolement volontaire, l’absence d’estime de soi, les troubles de la sexualité, la dépression, etc. L’hyperphagie peut même mener au suicide dans certains cas.

Comment soigner la boulimie et l’hyperphagie ?

L’hyperphagie est un trouble qui s’avère difficile à identifier. De plus, les solutions préventives pour y faire face sont encore peu exploitées. Fort heureusement, il existe de nombreuses techniques pour guérir de l’hyperphagie.
La psychothérapie

Dans le cadre de la psychothérapie, le patient doit avant tout prendre conscience de sa situation afin que les séances puissent porter leurs fruits. La psychothérapie est un traitement qui se base sur la communication. Elle consiste à manipuler l’esprit afin que le patient retrouve la raison sans forcing. La parole est donc le principal outil de soin utilisé. Il faut cependant que le patient entretienne une relation particulière avec son thérapeute. Ce dernier doit être considéré comme un ami ou un confident, plutôt qu’un médecin. Ainsi, il est nécessaire que le patient puisse faire confiance et se confier à son thérapeute pour lui expliquer ses troubles.

En tant qu’expert en écoute et en psychologie, le thérapeute pose quelques questions ouvertes et sans ambiguïté à son sujet. Il peut demander des explications précises ou même laisser un moment de silence pour que le patient soit en mesure de s’exprimer. Ce dernier doit être écouté et se sentir à l’aise. L’individu ne doit craindre aucun jugement, et parlera ouvertement de son vécu, ses troubles et ses émotions. C’est à ce moment-là que tout se joue : le thérapeute peut utiliser les propres paroles du malade pour apporter des solutions.

En outre, les thérapies comportementales et cognitives contribuent pleinement à soigner l’hyperphagie. Elles aident le patient à se délester du sentiment de culpabilité pour retrouver la sensation de satiété et le plaisir de manger régulièrement. Pour cela, la thérapie va se baser sur des démarches scientifiques et des phases d’apprentissage. Le comportement anormal face à la nourriture est retranscrit dans la vie quotidienne, pour être remplacé par un autre comportement. L’objectif est donc d’induire le patient à adopter d’autres solutions que la surconsommation pour faire face aux problèmes de la vie.

Par ailleurs, la communication peut être facilitée par la programmation neurolinguistique (PNL). Le patient aura ainsi plus de chances de se détacher rapidement de son obsession pour la nourriture. Le principe de la PNL étant l’étude du comportement et du langage, cette méthode permet de mettre en avant les moyens efficaces de communication pour encourager la personne à faire part de ses soucis.

Enfin, l’hypnose sera également d’une aide précieuse. Il s’agit d’une modification de l’état de conscience, se rapprochant du sommeil. Cette manipulation de l’esprit a également pour but de modifier le comportement du malade pour qu’il puisse guérir de son addiction.

La thérapie familiale

Le recours à une thérapie familiale, généralement déclinée en différentes formes, s’avère également efficace dans le processus de guérison du trouble de l’hyperphagie. Les membres de la famille doivent soutenir le proche et se montrer patients et compréhensifs. Face à une telle situation, un simple geste ou une simple phrase peut décourager le proche, d’où la nécessité de réaliser une thérapie familiale. La communication et le comportement de la famille jouent un rôle important dans le traitement de l’hyperphagie. La famille aide le proche à atteindre ses objectifs, tant sur le développement personnel que sur l’acceptation de son corps.

Le recours aux soins médicamenteux

L’hyperphagie requiert une prise en charge disciplinaire et encadrée. Le suivi doit être adapté à la situation personnelle du patient pour qu’il soit motivé à changer d’habitudes. Outre la psychothérapie qui représente le premier recours en cas d’hyperphagie boulimique, la prise de médicaments est une solution complémentaire à envisager. La société de biotechnologie Shire est le premier établissement à développer un traitement pour soigner l’hyperphagie. Depuis longtemps, aucun médicament n’a été reconnu comme une piste intéressante à la guérison de l’hyperphagie. Puisque celle-ci fut longtemps considérée comme un trouble d’ordre psychologique uniquement, la psychothérapie a été le seul remède avancé, jusqu’à la découverte d’une substance efficace contre le déficit d’attention.

Baptisé Vyvanse, il s’agit d’un médicament dont le corps actif dénommé dimésylate de lisdexamfétamine agit sur le système nerveux. Il stimule la production de dopamine dans le cerveau, et par conséquent réduit la tendance à l’hyperphagie. Le docteur Hany Bissada affirme qu’entre 75 % et 80 % de ses patients atteints d’hyperphagie ont profité des bienfaits du Vyvanse.

Cependant, l’efficacité du traitement n’est pas garantie sur tous les patients, en raison d’un manque d’expérimentation, bien que le médicament ait été récemment reconnu par le ministère de la santé. Le Dr Bissada, responsable du programme de troubles alimentaires à l’hôpital Ottawa a souligné : « le traitement médicamenteux doit être complété par celui de la dépression et de l’anxiété. Il ne s’agit pas d’un soin miracle ».

Réapprendre à manger pour atteindre le poids naturel

La personne atteinte d’une hyperphagie boulimique doit bénéficier d’un suivi nutritionnel personnalisé. Le diététicien établit un régime alimentaire à suivre à la lettre. Celui-ci aide le patient à réhabituer son corps à une alimentation équilibrée et variée, dans un rythme régulier. Le régime alimentaire vise également à retrouver le poids naturel, et non le poids imposé par l’IMC. Le sujet parvient à atteindre le poids naturel lorsqu’il se sent bien dans son corps. Dans certains cas, le suivi dentaire peut s’avérer nécessaire.

Se mettre au sport

Réaliser des activités physiques, tout comme respecter un régime, n’est pas chose aisée. Le début se révèle toujours comme un véritable parcours de combattant pour le patient. Pour sortir de son trouble et prévenir les risques de rechute, il doit s’efforcer de se mettre au sport. Comme le Vyvanse, l’activité physique s’ajoute à la thérapie pour optimiser les chances de guérison. Elle fait office de coupe-faim et de régularisation du circuit de la récompense, sans oublier son importance sur l’acceptation du corps face au surpoids.

Se fixer des priorités et des objectifs

Faire le point sur sa situation actuelle représente une étape indispensable à la guérison. Au fil de la thérapie et du régime, le patient se détache progressivement de son trouble et réapprend à se soucier de lui-même. Durant cette période, il doit repenser à ses priorités et à ses relations. Des changements s’imposent pour ne se concentrer que sur son objectif. Pour cela, le patient est amené à prendre une décision qui lui offrira un sentiment d’accomplissement. Il peut s’agir de rompre certaines relations, de reprendre les études, etc.

L’hospitalisation

Généralement, l’hyperphagie s’identifie lorsque les symptômes se répètent maintes fois, sur une période de 6 mois environ. Si aucun recours à un spécialiste n’est privilégié, il y a de fortes probabilités que le patient cède à :

• Une tentative de suicide ;

• Un fort trouble psychologique ;

• Une crise suicidaire.

Dans de tels cas extrêmes, l’hospitalisation doit être envisagée, car il n’est plus possible de recourir aux solutions citées ci-dessus.

Conclusion

Encore peu connue, l’hyperphagie boulimique est un trouble pouvant engendrer de graves conséquences sur la santé du sujet. Selon les statistiques, 3,5 % des femmes et 2 % des hommes en souffrent. Peu de spécialistes se sont réellement penchés sur la maladie, car la plupart des patients préfèrent ne pas en parler. Par ailleurs, le trouble passe généralement inaperçu, car la personne atteinte d’hyperphagie se comporte normalement devant les autres en vivant sa crise en cachette.

Sujet à un trouble psychique dû à un lourd passé ou une dépression, l’individu considère la surconsommation comme une consolation. L’hyperphagie (boulimie) peut toucher les adolescents comme les adultes. Si la découverte d’un médicament dénommé Vyvanse a permis d’avoir la foi en la possibilité de passer ce cap, il faut savoir que la thérapie cognitive et comportementale reste indissociable de toute autre alternative complémentaire. Le patient doit comprendre sa situation et s’efforcer de se détacher lui-même de son trouble en respectant minutieusement les directives du thérapeute. Par-dessus tout, le soutien moral de la famille et des proches joue un rôle déterminant dans la marche vers la guérison, quels que soient l’âge et la situation de la victime.

Blog